Calculateur Chômage 2026 (ARE)
Estimez votre allocation chômage (ARE) selon le règlement d'assurance chômage en vigueur pour les fins de contrat depuis le 1er avril 2025 : montant brut et net avant impôt, participation retraite, CSG et CRDS, durée d'indemnisation en jours (coefficient 0,75, plafond propre à la rupture conventionnelle individuelle depuis le 1er septembre 2026) et dégressivité après 182 jours. Quand une donnée manque, la ligne concernée reste sans montant.
Votre allocation chômage
- ARE nette pour un mois de 30 jours (avant impôt)
- 1 331,51 €
- ARE brute par jour
- 46,85 €
- Durée d'indemnisation
- 548 jours (≈ 18,3 mois de 30 jours)
- ARE brute pour un mois de 30 jours
- 1 405,48 €
- ARE brute par jour à partir du 183e jour indemnisé
- 46,85 €
- ARE nette pour un mois de 30 jours à partir du 183e jour
- 1 331,51 €
- Total brut sur toute la durée (si chaque jour est indemnisé, montants 2026)
- 25 673,42 €
- Salaire journalier de référence (SJR)estimé : salaire × 12 ÷ 365
- 82,19 €
- Participation retraite (3 % du SJR, 30 jours)
- 73,97 €
- CSG et CRDS (30 jours)
- 0,00 €
- Condition d'affiliation (130 jours travaillés)
- remplie (520 jours travaillés au moins)
Comment ça se calcule
Tout part du salaire journalier de référence (SJR) : les salaires bruts de la période de référence (24 mois avant la fin du contrat, 36 mois à partir de 55 ans) divisés par le nombre de jours calendaires depuis le début de l'emploi dans cette période. Pour un emploi continu, cela revient à peu près au salaire mensuel × 12 ÷ 365 ; si vous avez une notification France Travail, saisissez directement son SJR. L'allocation brute par jour est la plus élevée de deux formules, 40,4 % du SJR + 13,18 € ou 57 % du SJR, relevée au minimum de 32,13 €, puis limitée à 75 % du SJR (le plafond l'emporte sur le minimum). À temps partiel, la partie fixe et le minimum sont réduits en proportion de l'horaire. Ces montants datent du 1er juillet 2025 : le conseil d'administration de l'Unédic n'a pas revalorisé les allocations au 1er juillet 2026.
Du brut au net : une participation retraite de 3 % du SJR est retenue, sans pouvoir faire passer l'allocation sous 32,13 €. La CSG (exonération, 3,8 % ou 6,2 % selon le revenu fiscal de référence) et la CRDS (0,5 %) portent sur 98,25 % du brut, mais elles ne peuvent pas faire descendre l'allocation nette sous le SMIC journalier (61,55 €). Les textes lus ne disent pas si ce plancher se compare avant ou après la participation retraite : quand les deux lectures diffèrent, le résultat est une fourchette. Si vous ne connaissez pas votre taux de CSG, la fourchette couvre aussi les trois taux.
La durée est le nombre de jours calendaires de la période d'emploi retenue, plafonné à 730 jours avant 55 ans, 913 jours à 55 et 56 ans et 1 095 jours à partir de 57 ans, multiplié par 0,75 et arrondi au jour supérieur (548, 685 ou 822 jours au plus), sans descendre sous 182 jours. Outre-mer (hors Mayotte), le coefficient 0,75 ne s'applique pas. Pour une rupture conventionnelle individuelle dont la fin de contrat intervient depuis le 1er septembre 2026, la durée est plafonnée à 456 jours avant 55 ans et 624 jours ensuite (608 et 913 jours outre-mer). Enfin, avant 55 ans, une allocation d'au moins 92,58 € par jour environ est réduite de 30 % à partir du 183e jour indemnisé, sans descendre sous 92,57 €.
SJR ≈ salaire brut mensuel × 12 ÷ 365 (emploi continu), ou SJR de la notification
ARE brute/jour = min( max( 40,4 % × SJR + 13,18 € × k ; 57 % × SJR ; 32,13 € × k ) ; 75 % × SJR )
k = horaire ÷ durée légale (1 à temps plein)
À partir du 183e jour, avant 55 ans : si ARE × 0,7 ≥ 64,80 €, ARE = max( ARE × 0,7 ; 92,57 € )
Retraite/jour = min( 3 % × SJR ; ARE − 32,13 € ), jamais négative
CSG + CRDS/jour = ARE × 98,25 % × (taux CSG + 0,5 %), sans faire passer le net sous 61,55 €
Net pour 30 jours = 30 × (ARE − retraite − CSG − CRDS)
Durée = max( 182 ; arrondi supérieur de 0,75 × min(jours d'emploi ; 730 | 913 | 1 095) )
Rupture conventionnelle individuelle (fin ≥ 1er sept. 2026) : au plus 456 j (< 55 ans) ou 624 j Exemple de calcul
Valeurs par défaut : 40 ans, licenciement, contrat du 1er juillet 2024 au 30 juin 2026 sans interruption, 2 500 € brut par mois à temps plein, résidence en métropole, taux de CSG non renseigné.
| Jours d'emploi retenusdu 1er juillet 2024 au 30 juin 2026 | 730 jours |
|---|---|
| Condition d'affiliation104 semaines civiles complètes, soit au moins 520 jours travaillés | remplie |
| SJR estimé2 500 × 12 ÷ 365 | 82,19 € |
| Formule 40,4 % du SJR + 13,18 € | 46,39 € |
| Formule 57 % du SJRretenue, plus favorable ; plafond de 75 % (61,64 €) non atteint | 46,85 € |
| ARE brute pour 30 jours | 1 405,48 € |
| Participation retraite (3 % du SJR × 30)l'allocation reste au-dessus de 32,13 € | −73,97 € |
| CSG et CRDSallocation brute (46,85 €) sous le SMIC journalier de 61,55 €, quel que soit le taux | 0,00 € |
| ARE nette pour 30 jours (avant impôt) | 1 331,51 € |
| Dégressivité46,85 × 0,7 = 32,79 €, sous 64,80 € | non appliquée |
| Durée d'indemnisation730 × 0,75 = 547,5, arrondi à 548 | 548 jours |
| Total brut sur toute la durée548 jours × 46,849 € ; montants 2026, chaque jour indemnisé | 25 673,42 € |
L'allocation nette ressort à 1 331,51 € pour un mois de 30 jours, avant prélèvement à la source, pendant 548 jours. À ce niveau d'allocation, la CSG et la CRDS ne sont pas prélevées, car l'allocation est inférieure au SMIC journalier ; la version précédente de cette page les déduisait (−92,52 € par mois) et affichait 1 238,99 €. Si la même personne avait signé une rupture conventionnelle individuelle avec une fin de contrat au 1er septembre 2026 ou après, la durée serait de 456 jours. Avec une interruption de parcours, le SJR et la durée réels peuvent différer : reprenez ceux de votre notification.
Quand le résultat peut varier
Cette page ne suit que les parcours sans interruption. Pour des parcours avec interruptions (périodes sans contrat, arrêts maladie de plus de 15 jours ou maternité hors contrat), le nombre de jours retenus, le SJR et la durée dépendent des déductions et du plafond de l'article 9 ; saisissez alors le SJR de votre notification. La condition d'affiliation n'est vérifiée qu'en jours (130 jours travaillés) : le seuil en heures (910 heures) et les exceptions à 108 jours (contrats exclusivement saisonniers, primo-entrants pour les fins de contrat depuis le 1er avril 2026, avec une durée minimale de 152 jours) ne sont pas évalués. Les autres conditions (perte involontaire d'emploi, inscription, recherche d'emploi, résidence) ne sont pas contrôlées. Le premier versement arrive après un délai d'attente de 7 jours et d'éventuels différés (congés payés, indemnités supra-légales), non calculés. Une reprise d'activité, un rechargement ou un droit d'option changent le montant mensuel. Les allongements de durée (formation, complément de fin de droits si le chômage dépasse les seuils de l'article 9 bis, prolongation sur demande après une rupture conventionnelle à 55 ans et plus, maintien jusqu'à la retraite) ne sont pas ajoutés, pas plus que la suspension du délai de dégressivité pendant une formation. Le net affiché est avant prélèvement à la source. Le total suppose que chaque jour est indemnisé aux montants 2026 : les revalorisations futures et un changement de taux de CSG au 1er janvier ne sont pas anticipés. L'AREF, les annexes (intermittents, intérimaires), le régime de Mayotte et les fins de contrat antérieures au 1er avril 2025 ne sont pas couverts.
Taux et barèmes
Paramètres de l'ARE en 2026 (fins de contrat à compter du 1er avril 2025), montants en vigueur depuis le 1er juillet 2025.
| Élément | Valeur | Règle |
|---|---|---|
| Partie fixe | 13,18 €/jour | avec 40,4 % du SJR ; réduite à temps partiel |
| Formule alternative | 57 % du SJR | la plus favorable est retenue |
| Allocation minimale | 32,13 €/jour | réduite à temps partiel ; jamais au-delà de 75 % du SJR |
| Plafond | 75 % du SJR | l'emporte sur le minimum |
| Participation retraite | 3 % du SJR | sans descendre sous 32,13 € |
| CSG | 0 %, 3,8 % ou 6,2 % | sur 98,25 % du brut, selon le revenu fiscal de référence |
| CRDS | 0,5 % | sur 98,25 % du brut, sauf exonération |
| Protection SMIC | 61,55 €/jour | la CSG et la CRDS ne font pas passer le net en dessous |
| Affiliation | 130 jours ou 910 heures | sur 24 mois (36 mois à partir de 55 ans) |
| Durée | jours d'emploi × 0,75 | arrondie au jour supérieur ; au moins 182 jours |
| Durée maximale | 548 / 685 / 822 jours | moins de 55 ans / 55 et 56 ans / 57 ans et plus |
| Rupture conventionnelle individuelle | 456 / 624 jours | fins de contrat depuis le 1er septembre 2026 |
| Dégressivité | × 0,7 dès le 183e jour | moins de 55 ans ; plancher 92,57 €/jour |
Sources et base légale
| Source | Ce que ça régit | Dernière vérification |
|---|---|---|
| Unédic — Règlement général consolidé (avenants n° 1 et 2) | Affiliation (art. 3), durée, coefficient 0,75, plafonds et rupture conventionnelle (art. 9), SJR (art. 11 à 13), formules, temps partiel et plafond (art. 14 à 16), dégressivité (art. 17 bis), pensions (art. 18), participation retraite (art. 19), revalorisation (art. 20) | |
| Unédic — Avenant n° 2 du 10 avril 2026 | Durées maximales après rupture conventionnelle individuelle et dates d'application (1er avril et 1er septembre 2026) | |
| Unédic — Ce qui change le 1er septembre 2026 | Plafonds de 456 et 624 jours pour les fins de contrat par rupture conventionnelle individuelle à partir du 1er septembre 2026 | |
| Unédic — Revalorisation au 1er juillet 2025 | Partie fixe 13,18 €, allocation minimale 32,13 €, plancher de dégressivité 92,57 € | |
| Unédic — Conseil d'administration du 30 juin 2026 | Pas de revalorisation des allocations au 1er juillet 2026 | |
| Code du travail, article R. 5422-1 | Durée minimale d'indemnisation de 182 jours (152 jours pour les exceptions d'affiliation) | |
| Code du travail, article L. 5422-2-2 | Modulation des conditions et de la durée pour les demandeurs jamais indemnisés ou non indemnisés depuis un nombre d'années défini | |
| Code de la sécurité sociale, article L. 136-1-2 | Exonération de CSG des allocations de chômage selon le revenu fiscal de référence et protection du SMIC | |
| Code de la sécurité sociale, article L. 136-8 | Taux de CSG des revenus de remplacement (6,2 %, taux réduit de 3,8 %) et revalorisation annuelle des seuils | |
| Code de la sécurité sociale, article L. 136-2 | Assiette de la CSG : abattement de 1,75 % dans la limite de quatre plafonds | |
| Service-Public — ARE, fin de contrat à compter du 1er avril 2025 | SMIC journalier de 61,55 € pour l'exonération et l'écrêtement de la CSG et de la CRDS ; délai d'attente et différés | |
| Urssaf — Plafonds de la Sécurité sociale | Plafond mensuel de 2023 à 2026 (3 666 €, 3 864 €, 3 925 €, 4 005 €) pour la limite de quatre plafonds du salaire de référence | |
| impots.gouv.fr — Dois-je déclarer mes allocations chômage ? | Imposition des allocations chômage, prélèvement à la source et cases de déclaration |
Journal des modifications
- — Mise à jour pour l'exercice 2026 : partie fixe à 13,18 €, plancher journalier à 31,97 € et durées maximales (548/685/822 jours).
- — Ajout de l'exemple chiffré, du tableau des paramètres et du tableau des sources officielles ; explication détaillée du SJR, des deux formules et des contributions CSG/CRDS. Source officielle mise à jour vers la fiche service-public.fr des fins de contrat postérieures au 1er avril 2025.
- — Correction après revue (P2) : la participation au financement de la retraite complémentaire (3 % du SJR par jour indemnisé, art. 55 du règlement d'assurance chômage) est désormais retenue sur l'ARE ; à 2 500 € brut l'ARE mensuelle nette passe de 1 312,96 € à 1 238,99 €.
- — Correction après le fil Astra France (soir du 2026-09-05) : le plafond de 75 % du SJR prime sur le plancher de 31,97 € (à 1 000 € brut : 24,66 € par jour, plus 31,97 €) ; exonération CSG/CRDS des petites allocations et dégressivité signalées comme non modélisées.
- — Correction après revue : la durée appliquait les mois cotisés sans le coefficient de 0,75 (un an d'emploi donnait 365 jours au lieu de 274) et des tranches d'âge fausses (685 jours à 54 ans au lieu de 548 ; les seuils sont 55 et 57 ans). Ajout du plafond de 456 ou 624 jours pour une rupture conventionnelle individuelle avec fin de contrat depuis le 1er septembre 2026, et de la durée minimale de 182 jours. La CSG et la CRDS ne sont plus déduites quand elles feraient passer l'allocation sous le SMIC journalier (à 2 500 € brut : +92,52 € par mois, net 1 331,51 € au lieu de 1 238,99 €), et le taux de CSG se choisit (exonération, 3,8 %, 6,2 %). La participation retraite ne fait plus passer l'allocation sous 32,13 €. Minimum porté à 32,13 € (31,97 € auparavant), temps partiel pris en compte, dégressivité calculée (avant 55 ans et non 57 ans), total cumulé net retiré au profit d'un total brut en jours indemnisés. Quand la date de fin, l'âge ou la continuité de l'emploi manquent, les lignes concernées restent sans montant.
Questions fréquentes
Comment est calculée l'ARE en 2026 ?
L'allocation brute par jour est la plus favorable entre 40,4 % du SJR plus 13,18 € et 57 % du SJR, avec un minimum de 32,13 € et un plafond de 75 % du SJR ; le plafond l'emporte sur le minimum. À temps partiel, la partie fixe et le minimum sont réduits en proportion de l'horaire. Ces montants n'ont pas été revalorisés au 1er juillet 2026. Le SJR estimé ici (salaire mensuel × 12 ÷ 365) suppose un emploi continu : France Travail divise les salaires de la période de référence par les jours calendaires retenus, et c'est le SJR de votre notification qui fait foi.
Combien de jours faut-il avoir travaillé pour ouvrir des droits ?
Il faut au moins 130 jours travaillés ou 910 heures sur les 24 mois précédant la fin du contrat, ou sur 36 mois si vous avez 55 ans ou plus à cette date. Le seuil est de 108 jours ou 758 heures pour des contrats exclusivement saisonniers, et, pour les fins de contrat depuis le 1er avril 2026, pour une personne jamais indemnisée ou non indemnisée depuis 20 ans.
Combien de temps dure l'indemnisation ?
La durée est le nombre de jours calendaires depuis le début de l'emploi dans la période de référence, multiplié par 0,75 et arrondi au jour supérieur, avec un minimum de 182 jours. Le maximum est de 548 jours avant 55 ans, 685 jours à 55 et 56 ans et 822 jours à partir de 57 ans. Un an d'emploi continu donne ainsi 274 jours.
Qu'est-ce qui change pour une rupture conventionnelle ?
Pour une rupture conventionnelle individuelle dont la fin de contrat intervient depuis le 1er septembre 2026, la durée maximale est de 456 jours avant 55 ans et de 624 jours à partir de 55 ans (608 et 913 jours outre-mer). À 55 ans et plus, France Travail peut accorder une prolongation sur demande, qui n'est pas ajoutée ici. La rupture conventionnelle collective n'est pas concernée.
Quelles retenues sont faites sur l'ARE ?
Une participation retraite de 3 % du SJR, qui ne peut pas faire passer l'allocation sous 32,13 € par jour. Puis la CSG (exonération, 3,8 % ou 6,2 % selon le revenu fiscal de référence) et la CRDS de 0,5 %, sur 98,25 % du brut ; elles ne peuvent pas faire passer l'allocation nette sous le SMIC journalier, soit 61,55 € depuis le 1er juin 2026. Sous ce montant brut, aucune CSG ni CRDS n'est prélevée.
L'allocation baisse-t-elle au bout de six mois ?
Seulement si vous aviez moins de 55 ans à la fin du contrat et que votre allocation brute dépasse environ 92,58 € par jour. Elle est alors multipliée par 0,7 à partir du 183e jour indemnisé, sans descendre sous 92,57 € par jour. Une formation qualifiante suspend ce décompte de 182 jours.