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Calculateur Retraite 2026

Estimez gratuitement votre pension de retraite en France pour 2026. Inclut le régime général (CNAV), la complémentaire AGIRC-ARRCO, le calcul des trimestres, décote et surcote selon la réforme 2023.

Votre retraite estimée

Pension mensuelle totale estimée
3 054,33 €
Pension annuelle totale
36 651,97 €
Taux de remplacement
68,0 %
Âge de départ
64 ans
Âge légal de votre génération
64 ans
Trimestres requis pour votre génération
172
Trimestres au départ
166
Taux de liquidation appliqué
46,25 %
Pension régime général (CNAV)
21 452,36 €
Pension complémentaire (AGIRC-ARRCO estimée, minorée si trimestres manquants)
15 199,61 €
Décote appliquée
7,50 %
Minoration AGIRC-ARRCO (coefficient d'anticipation)
6,00 %

Comment ça se calcule

Votre pension de retraite de salarié du privé additionne deux étages indépendants. Le premier, le régime général géré par l'Assurance retraite (CNAV), repose sur trois éléments : le salaire annuel moyen (SAM) de vos 25 meilleures années, retenu dans la limite du plafond de la Sécurité sociale (48 060 € en 2026, soit 4 005 € par mois, arrêté du 22 décembre 2025) ; le taux de liquidation, fixé à 50 % au taux plein ; et le rapport entre votre durée d'assurance et la durée requise pour votre génération. L'âge légal et la durée requise dépendent de votre date de naissance (art. L161-17-2 et L161-17-3 du Code de la sécurité sociale, modifiés par l'article 105 de la LFSS 2026, qui a suspendu d'une marche la réforme de 2023) : 62 ans 9 mois et 170 trimestres pour les assurés nés du 1er janvier 1963 au 31 mars 1965, 63 ans et 171 trimestres d'avril à décembre 1965, puis 172 trimestres et un âge qui monte de trois mois par génération (63 ans 3 mois en 1966, 63 ans 6 mois en 1967, 63 ans 9 mois en 1968) jusqu'à 64 ans pour les assurés nés à partir de 1969. Le simulateur situe votre génération à partir de votre âge actuel ; comme votre date de naissance exacte lui est inconnue, il affiche une fourchette quand deux générations sont possibles. Les trimestres futurs sont comptés à quatre par an tant que le salaire atteint 150 heures de SMIC par trimestre (1 803 € en 2026, art. R351-9). Si vous partez sans réunir tous vos trimestres et avant 67 ans, une décote de 1,25 % par trimestre manquant ampute le taux (jusqu'à 25 %). À l'inverse, chaque trimestre cotisé après l'âge légal et au-delà de la durée requise ouvre droit à une surcote de 1,25 % (art. L351-1-2 du Code de la sécurité sociale), y compris après 67 ans ; les trimestres en plus cotisés avant l'âge légal n'en donnent pas. Si vous avez déjà dépassé l'âge légal, le simulateur ignore combien de vos trimestres validés datent d'après cet âge : il affiche alors une fourchette entre aucun et le maximum possible (quatre par an). Si vous avez des enfants, le simulateur ajoute les droits familiaux du Code de la sécurité sociale. Par enfant, la mère reçoit 4 trimestres de maternité (art. L351-4 I) ; les 4 trimestres d'éducation (L351-4 II) vont à la mère pour un enfant né avant 2010 et se répartissent entre les parents pour un enfant né depuis, la mère en gardant au moins 2 pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026 (loi n° 2025-1403, art. 104) ; si vous n'indiquez pas la répartition, la page affiche une fourchette. S'y ajoutent un trimestre par 30 mois d'éducation d'un enfant ouvrant droit à l'AEEH, 8 au plus (L351-4-1), et le congé parental, retenu pour sa durée à la place des trimestres de l'enfant quand il est plus long (L351-5). Ces trimestres comptent dans la durée d'assurance et pour dépasser la durée requise (L351-1-2). Un parent qui en a au moins un obtient en plus une surcote parentale de 1,25 % par trimestre cotisé l'année précédant l'âge légal au-delà de la durée requise, quand cet âge est d'au moins 63 ans (L351-1-2-1). À partir de trois enfants, la pension du régime général est majorée de 10 % pour chacun des parents (L351-12, R351-30). Le second étage, la complémentaire AGIRC-ARRCO, fonctionne par points : vos cotisations achètent des points tout au long de la carrière, et la pension annuelle vaut le nombre de points multiplié par la valeur de service du point (environ 1,43 € en 2025). Notre simulateur projette votre salaire jusqu'au départ selon une croissance annuelle que vous choisissez, plafonne le SAM au PSS, applique le taux après décote ou surcote, puis ajoute une part complémentaire estimée à 30 % du dernier salaire, majorée pour les parents de 10 % à partir de trois enfants (plafond de 2 367,48 € par an depuis le 1er novembre 2025) ou de 5 % par enfant encore à charge au départ, la plus élevée des deux. Le total annuel, divisé par douze, donne la pension mensuelle, et le rapport à votre dernier salaire fournit le taux de remplacement.

Formule
Âge légal et trimestres requis = table par date de naissance (L161-17-2, L161-17-3) ; fourchette si l'âge actuel laisse deux générations possibles
Trimestres au départ = Trimestres validés + Années restantes × min(4 ; ⌊Salaire / 1 803 €⌋)   [R351-9]
                      + Trimestres pour enfants   [L351-4 : 4 maternité + 4 éducation par enfant, répartition inconnue → fourchette ; L351-4-1 : ⌊mois AEEH / 30⌋, 8 max ; L351-5 : congé parental s'il est plus long]
Pension régime général = SAM × Taux × min(Trimestres validés / Trimestres requis ; 1)
SAM = min(Salaire au départ ; PSS 48 060 € en 2026)   [approximation : le dernier salaire projeté, pas la moyenne des 25 meilleures années — surestime le SAM d'une carrière ascendante]
Taux = 50 % × (1 − n × 1,25 %)   [décote relative, R351-27 ; n = min(trimestres manquants ; trimestres jusqu'à 67 ans ; 20) ; taux minimal 37,5 %]
     = 50 % × (1 + (s + p) × 1,25 %)  [surcote, L351-1-2 ; s = min(trimestres cotisés après l'âge légal ; trimestres au-delà de la durée requise), aussi après 67 ans ; p = surcote parentale L351-1-2-1 : trimestres de l'année précédant l'âge légal (63 ans ou plus) encore au-delà de la durée requise, si au moins un trimestre pour enfant]
Majoration 3 enfants = Pension régime général × 10 %   [L351-12, R351-30]

Pension complémentaire ≈ Salaire au départ × 30 % × (1 − min(Trimestres manquants ; 20) × 1 %)   [coefficient d'anticipation]
                        + max(min(10 % × Salaire au départ × 30 % ; 2 367,48 €) si 3 enfants ; 5 % × Salaire au départ × 30 % × enfants à charge)   [majorations AGIRC-ARRCO]
Pension totale = Régime général + Complémentaire
Pension mensuelle = Pension totale / 12
Taux de remplacement = Pension totale / Salaire au départ

Exemple de calcul

Reprenons les valeurs par défaut du simulateur : un salaire brut actuel de 35.000 €, à 35 ans, avec 50 trimestres déjà validés, un départ envisagé à 64 ans et une croissance salariale de 1,5 % par an. Entre 35 et 64 ans, il reste 29 années, soit 116 trimestres supplémentaires, ce qui porte le total à 166 trimestres au départ — six de moins que les 172 requis.

Exemple de calcul
Trimestres au départ50 validés + 29 ans × 4 166
Trimestres manquants172 requis − 166 6
Décote appliquée6 × 1,25 % du taux plein 7,50 % (relative)
Taux de liquidation50 % × (1 − 7,5 %) 46,25 %
Salaire projeté au départ35 000 × 1,015^29 53 899 €
Salaire annuel moyen retenudernier salaire projeté, plafonné au PSS 2026 — approximation haute du SAM 48 060 €
Pension régime général (annuelle)48 060 × 46,25 % × (166/172) 21 452 €
Pension complémentaire AGIRC-ARRCO (annuelle)53 899 × 30 % × (1 − 6 × 1 %) 15 200 €
Pension totale annuelle 36 652 €
Pension mensuelle estimée36 652 / 12 3 054 €
Taux de remplacement36 652 / 53 899 68,0 %

Avec ce profil, partir à 64 ans coûte cher : il manque six trimestres, donc une décote relative de 7,5 % ramène le taux du régime général à 46,25 % (50 % × 0,925, art. R351-27), la part régime général est en plus minorée par le rapport 166/172, et la complémentaire AGIRC-ARRCO subit son propre coefficient d'anticipation (−6 %). La pension mensuelle estimée s'établit autour de 3 054 €, pour un taux de remplacement de 68,0 %. Avant le 5 septembre 2026, le simulateur retirait 1,25 point par trimestre au lieu de 1,25 % du taux plein (42,5 % au lieu de 46,25 %) et laissait la complémentaire à 30 % du salaire quel que soit l'âge de départ, ce qui sous-estimait le coût d'un départ anticipé. Attention aussi au salaire annuel moyen retenu : le simulateur prend le dernier salaire projeté (plafonné au PSS), alors que la vraie moyenne des 25 meilleures années est plus basse pour une carrière ascendante — la pension réelle est donc plutôt inférieure à cette estimation. En décalant le départ à 66 ans, l'assuré validerait huit trimestres de plus (174 au total) et atteindrait le taux plein sur les deux régimes, avec une surcote de 2,5 % : les deux trimestres au-delà des 172 requis sont cotisés après 64 ans (art. L351-1-2). C'est tout l'intérêt de tester plusieurs âges de départ avant d'arrêter sa décision.

Quand le résultat peut varier

Deux approximations du simulateur jouent dans des sens connus. Le salaire annuel moyen retenu est le dernier salaire projeté (plafonné au PSS), pas la moyenne revalorisée de vos 25 meilleures années : pour une carrière ascendante, cela surestime le SAM et donc la pension du régime général, surtout sous le plafond. La complémentaire AGIRC-ARRCO est ici minorée de 1 % par trimestre manquant (20 trimestres au plus), une approximation du coefficient d'anticipation réel, qui dépend aussi de l'âge ; sans trimestres manquants elle vaut 30 % du salaire. Cette estimation reste une projection : votre pension réelle peut s'en écarter pour plusieurs raisons. Des périodes de chômage, de temps partiel ou de congé parental pèsent sur le résultat. Les trimestres assimilés (maladie, maternité, service national, chômage indemnisé) comptent souvent sans figurer dans une simple multiplication. La complémentaire AGIRC-ARRCO se calcule en points et non en pourcentage du salaire : pour les cadres dont la rémunération dépasse le plafond, sa part relative est plus élevée que les 30 % retenus ici, tandis que la part régime général reste bornée par le PSS. Le coefficient de solidarité de 10 % pendant trois ans, appliqué par l'AGIRC-ARRCO en cas de départ dès le taux plein, n'est pas modélisé. Les droits familiaux sont calculés : trimestres de maternité, d'éducation, d'enfant handicapé et de congé parental, surcote parentale, majoration de 10 % pour trois enfants et majorations AGIRC-ARRCO. Quand la répartition des trimestres d'éducation entre les parents n'est pas indiquée, la page affiche une fourchette. Restent hors calcul quelques cas particuliers des droits familiaux, dans un sens ou dans l'autre : parents de même sexe (partage par moitié par défaut, autre répartition possible), père veuf d'un enfant né avant 2010, limite des trimestres d'éducation aux années de résidence avec l'enfant, trimestres d'adoption répartis entre les parents, taux AGIRC-ARRCO différents des points acquis avant 2012 (5 % de 1999 à 2011, 8 à 30 % avant 1999), plusieurs congés parentaux pour des enfants différents (seul le plus long est saisi). Pour les mères, le salaire annuel moyen porte depuis le 1er septembre 2026 sur les 24 (un enfant) ou 23 (deux enfants ou plus) meilleures années ; le simulateur retenant déjà le dernier salaire projeté, cette règle ne change pas son chiffre. Enfin, les carrières longues, le handicap, la pénibilité ou les régimes spéciaux ouvrent des règles dérogatoires. Pour un chiffrage personnalisé, consultez votre relevé de carrière sur info-retraite.fr.

Taux et barèmes

Paramètres 2026 du régime général (CNAV) et de la complémentaire AGIRC-ARRCO pour les salariés du secteur privé ; âge légal et durée requise par date de naissance après l'article 105 de la LFSS 2026.

Paramètres 2026 du régime général (CNAV) et de la complémentaire AGIRC-ARRCO pour les salariés du secteur privé ; âge légal et durée requise par date de naissance après l'article 105 de la LFSS 2026.
ParamètreValeurPrécision
Âge légal / durée requise, nés en 196262 ans 6 mois / 169 trimestresArt. L161-17-2 et L161-17-3 CSS
Âge légal / durée requise, nés du 1er janvier 1963 au 31 mars 196562 ans 9 mois / 170 trimestresLFSS 2026, art. 105 (suspension de la réforme 2023)
Âge légal / durée requise, nés d'avril à décembre 196563 ans / 171 trimestresLFSS 2026, art. 105
Âge légal / durée requise, nés en 1966, 1967, 196863 ans 3 mois, 63 ans 6 mois, 63 ans 9 mois / 172 trimestresLFSS 2026, art. 105
Âge légal / durée requise, nés à partir de 196964 ans / 172 trimestresSoit 43 ans d'assurance
Âge du taux plein automatique67 ansSans condition de durée d'assurance
Salaire validant un trimestre1 803 €150 × SMIC horaire au 1er janvier 2026 (12,02 €), art. R351-9 CSS ; 4 trimestres par an au plus
Taux plein du régime général50 %Du salaire annuel moyen
Décote par trimestre manquant1,25 %Plafonnée à 25 % (20 trimestres)
Surcote par trimestre en plus1,25 %Trimestres cotisés après l'âge légal et au-delà de la durée requise (art. L351-1-2 et D351-1-4 CSS), sans limite d'âge
Plafond annuel de la Sécurité sociale (PSS)48 060 €4 005 € par mois en 2026 (arrêté du 22 décembre 2025, JO du 23 décembre 2025) ; plafonne le salaire annuel moyen
Valeur de service du point AGIRC-ARRCO≈ 1,43 €Revalorisée chaque 1er novembre
Trimestres pour enfant4 de maternité (mère) + 4 d'éducation par enfantArt. L351-4 I et II CSS ; enfants nés depuis 2010 : éducation répartie entre les parents, au moins 2 pour la mère (loi n° 2025-1403, art. 104)
Enfant handicapé (AEEH)1 trimestre par 30 mois, 8 au plusArt. L351-4-1 CSS
Surcote parentale1,25 % par trimestre, 4 au plusAnnée précédant l'âge légal, si cet âge est d'au moins 63 ans (art. L351-1-2-1 CSS)
Majoration pour 3 enfants10 % de la pension du régime général ; 10 % AGIRC-ARRCO plafonnés à 2 367,48 €/anArt. L351-12 et R351-30 CSS ; AGIRC-ARRCO depuis le 1er novembre 2025, ou 5 % par enfant à charge

Sources et base légale

Sources et base légale
Source Ce que ça régit Dernière vérification
service-public.gouv.fr — Surcote de la retraite du salarié du privé Surcote de 1,25 % par trimestre cotisé après l'âge légal et au-delà de la durée requise
Légifrance — Arrêté du 22 décembre 2025 portant fixation du plafond de la sécurité sociale pour 2026 Plafond mensuel de 4 005 € (48 060 € par an) en 2026
service-public.gouv.fr — Montant de la retraite du salarié du privé Formule de calcul, salaire annuel moyen, taux plein, décote et durée d'assurance
service-public.gouv.fr — Âge de départ à la retraite Âge légal par génération et âge du taux plein automatique après la réforme 2023
Légifrance — Code de la sécurité sociale, article L161-17-2 Âge légal d'ouverture du droit par date de naissance
Légifrance — Code de la sécurité sociale, article L161-17-3 Durée d'assurance requise pour le taux plein par date de naissance
Légifrance — Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS 2026), article 105 Suspension de la réforme 2023 : 62 ans 9 mois et 170 trimestres jusqu'aux assurés nés le 31 mars 1965, 64 ans à partir de 1969
service-public.gouv.fr — Retraite complémentaire AGIRC-ARRCO Acquisition de points, conditions du taux plein et coefficient de minoration
agirc-arrco.fr — Régime de retraite complémentaire Fonctionnement par points et valeur de service du point
info-retraite.fr — Mon estimation retraite Simulation à tout âge à partir des données des régimes, avec trimestres et montants par âge de départ
Légifrance — Code de la sécurité sociale, art. L351-4 Trimestres de maternité, d'éducation et d'adoption ; part minimale de la mère (loi n° 2025-1403, art. 104)
Légifrance — Code de la sécurité sociale, art. L351-1-2-1 Surcote parentale de l'année précédant l'âge légal
agirc-arrco.fr — Majorations pour enfants 10 % pour 3 enfants (plafond 2 367,48 €) ou 5 % par enfant à charge, non cumulables

Journal des modifications

  • — Mise à jour des paramètres : durée d'assurance requise de 172 trimestres et âge légal de 64 ans (réforme 2023), PSS 2025 de 47 100 €.
  • — Ajout de l'exemple chiffré, du tableau des paramètres et du tableau des sources officielles ; explication détaillée de la décote, de la surcote et de la complémentaire AGIRC-ARRCO.
  • — Corrections après revue (P1-FR-3, P1-FR-4, P1-FR-5) : la décote du régime général est plafonnée à 20 trimestres (taux minimal 37,5 %, art. R351-27 CSS) au lieu de pouvoir tomber à 0 % ; la complémentaire AGIRC-ARRCO est minorée par un coefficient d'anticipation (1 % par trimestre manquant, 20 au plus) au lieu de rester à 30 % du salaire quel que soit l'âge de départ (exemple par défaut : 2 877 €/mois au lieu de 2 957 €) ; le remplacement du salaire annuel moyen par le dernier salaire projeté est désormais signalé comme une approximation haute.
  • — Correction après le fil Astra France (soir du 2026-09-05) : la décote est une réduction relative du taux plein (50 % × (1 − n × 1,25 %), art. R351-27) et non une soustraction de points, et n est plafonné par les trimestres restant jusqu'à 67 ans — exemple par défaut : taux 46,25 % et 3 019 €/mois au lieu de 42,5 % et 2 877 €.
  • — Correction : un champ laissé vide était lu comme 0 (pension de 0,00 € pour un salaire ou un âge vide), et un âge de départ vide était remplacé par l'âge légal, de sorte que la page affichait une pension pour un âge que le lecteur n'avait pas choisi. Désormais, un champ vide ou invalide affiche « — » avec la raison sur les lignes qui en dépendent, les autres restant calculées. Une valeur saisie à 0 se calcule comme avant ; le calcul par défaut (166 trimestres, taux 46,25 %, environ 3 019 € par mois) est inchangé.
  • — Correction : le simulateur appliquait à tous un âge légal de 64 ans et 172 trimestres. L'âge légal et la durée requise dépendent désormais de la date de naissance (art. L161-17-2 et L161-17-3 du Code de la sécurité sociale, modifiés par l'article 105 de la LFSS 2026) : par exemple 62 ans 9 mois et 170 trimestres pour les assurés nés du 1er janvier 1963 au 31 mars 1965, 64 ans et 172 trimestres à partir de 1969. La génération est déduite de l'âge actuel ; quand deux générations sont possibles, la page affiche une fourchette. Exemple : à 63 ans, 40 000 €, 160 trimestres, départ à 63 ans, la pension est de 2 272,55 € à 2 310,39 € par mois, au lieu de 2 350,23 € calculés pour un départ forcé à 64 ans. Un salaire saisi à 0 ne remet plus les trimestres et l'âge à zéro : les trimestres déjà validés restent, et les trimestres futurs suivent le seuil de 150 heures de SMIC par trimestre (1 803 € en 2026, art. R351-9). Le calcul par défaut (3 018,62 € par mois) est inchangé.
  • — Correction de la surcote : le simulateur comptait tous les trimestres au-delà de la durée requise, y compris ceux cotisés avant l'âge légal, alors que l'art. L351-1-2 du Code de la sécurité sociale ne retient que les trimestres cotisés après l'âge légal et au-delà de la durée requise ; il ne comptait en revanche aucune surcote pour un départ à 67 ans ou plus. Exemple : à 50 ans, 40 000 €, 120 trimestres, départ à 66 ans, la surcote passe de 15 % à 10 % et la pension de 2 916,67 € à 2 833,33 € par mois ; départ à 68 ans, de 2 666,67 € (sans surcote) à 3 000,00 € (surcote de 20 %). Si vous avez déjà dépassé l'âge légal, la page affiche une fourchette selon le nombre de vos trimestres validés datant d'après cet âge. Le plafond de la sécurité sociale passe au montant 2026 de 48 060 € (4 005 € par mois, arrêté du 22 décembre 2025) au lieu de 47 100 € : le calcul par défaut passe de 3 018,62 € à 3 054,33 € par mois.
  • — Correction : les droits des parents étaient signalés mais pas calculés, ce qui sous-estimait leur pension. La page calcule désormais les trimestres pour enfants (4 de maternité et 4 d'éducation par enfant, art. L351-4 du Code de la sécurité sociale ; enfant handicapé, L351-4-1 ; congé parental, L351-5), la surcote parentale de l'année précédant l'âge légal (L351-1-2-1), la majoration de 10 % pour trois enfants (L351-12, R351-30) et les majorations familiales AGIRC-ARRCO. Quand la répartition des trimestres d'éducation entre les parents n'est pas connue, la page affiche une fourchette. Exemple : profil par défaut, mère de deux enfants nés depuis 2010 : 182 trimestres au lieu de 166, surcote parentale de 5 %, 3 450,11 € par mois au lieu de 3 054,33 € ; pour le père des mêmes enfants, répartition inconnue : 3 054,33 € à 3 250,27 €. Le calcul par défaut, sans enfant, est inchangé.

Questions fréquentes

Combien de trimestres me faut-il pour le taux plein ?

Cela dépend de votre date de naissance (art. L161-17-3 du Code de la sécurité sociale, modifié par l'article 105 de la LFSS 2026) : 167 trimestres pour les assurés nés de 1958 à 1960, 168 de janvier à août 1961, 169 de septembre 1961 à fin 1962, 170 du 1er janvier 1963 au 31 mars 1965, 171 d'avril à décembre 1965, puis 172 trimestres (43 ans) pour les assurés nés à partir de 1966. Le simulateur applique la durée de votre génération et affiche une fourchette si votre âge actuel laisse deux générations possibles. Vérifiez votre relevé de carrière sur info-retraite.fr.

Quelle est la différence entre l'âge légal et l'âge taux plein ?

L'âge légal est l'âge minimum pour partir à la retraite ; il dépend de votre date de naissance (art. L161-17-2 du Code de la sécurité sociale) : 62 ans pour les assurés nés avant septembre 1961, 62 ans 9 mois du 1er janvier 1963 au 31 mars 1965, 63 ans d'avril à décembre 1965, puis trois mois de plus par génération jusqu'à 64 ans pour les assurés nés à partir de 1969, depuis que la LFSS 2026 (art. 105) a suspendu d'une marche la réforme de 2023. À cet âge, vous avez le droit de partir mais avec décote si vous n'avez pas tous vos trimestres. L'âge du taux plein automatique (67 ans) est l'âge à partir duquel vous obtenez le taux plein sans condition de trimestres.

Comment fonctionne la décote ?

Si vous partez avant 67 ans sans avoir tous vos trimestres, le taux plein de 50 % est réduit de 1,25 % par trimestre retenu — une réduction relative, pas une soustraction de points : 4 trimestres = 50 % × (1 − 5 %) = 47,5 %, 20 trimestres = 37,5 % au minimum (art. R351-27 du Code de la sécurité sociale). Le nombre de trimestres retenu est le plus petit entre les trimestres qui vous manquent pour la durée requise et ceux qui vous séparent de 67 ans. La complémentaire AGIRC-ARRCO applique de son côté un coefficient d'anticipation, que le simulateur approche par 1 % par trimestre manquant.

Qu'est-ce que la surcote ?

La surcote majore la pension du régime général de 1,25 % par trimestre cotisé à la fois après l'âge légal et au-delà de la durée requise pour votre génération (art. L351-1-2 et D351-1-4 du Code de la sécurité sociale), sans limite d'âge, y compris après 67 ans. Les trimestres en plus cotisés avant l'âge légal ne comptent pas : avec 184 trimestres à 66 ans pour 172 requis et un âge légal de 64 ans, seuls les 8 trimestres cotisés entre 64 et 66 ans donnent une surcote (10 %), pas les 12 trimestres en plus. Le simulateur applique cette règle ; si vous avez déjà dépassé l'âge légal, il affiche une fourchette selon le nombre de vos trimestres validés datant d'après cet âge. Les parents qui ont au moins un trimestre de majoration pour enfant obtiennent aussi une surcote parentale pour les trimestres cotisés l'année précédant l'âge légal et au-delà de la durée requise, quand cet âge est d'au moins 63 ans (art. L351-1-2-1) : jusqu'à 4 trimestres, soit 5 %. Le simulateur la calcule dès que vous indiquez vos enfants.

Comment fonctionne la complémentaire AGIRC-ARRCO ?

Chaque année, vos cotisations à la complémentaire (~9% de votre salaire jusqu'au PSS, plus pour les hauts revenus) sont converties en points au prix d'achat. À la retraite, vos points × valeur du point (~1,40€ en 2025) = pension complémentaire annuelle. Pour une carrière non-cadre complète, cela ajoute typiquement 30% du salaire. Les parents ont droit à une majoration : 10 % à partir de trois enfants nés ou élevés (plafonnée à 2 367,48 € par an pour les retraites versées depuis le 1er novembre 2025), ou 5 % par enfant encore à charge au départ, la plus élevée des deux ; le simulateur l'ajoute quand vous indiquez vos enfants.

À quel âge dois-je commencer à m'en occuper ?

Idéalement dès 25-30 ans pour comprendre votre trajectoire et éventuellement compenser des trous de carrière (rachat de trimestres, PER). À partir de 45 ans, faites un point régulier sur info-retraite.fr et envisagez un PER pour optimiser la fiscalité avant la retraite.